Reportage photos réalisé en Indonésie
Dans la ville de yoghakarta, plusieurs bandes de motards venus de quatre coins de l'Indonésie, de Bali, Jakarta, Sumatra se sont retrouvés pour venir en aide aux sinistrés du tremblement de terre qui a touché la région. Cette catastrophe qui a fait plus 6000 morts et 1,5 millions de personnes déplacées ainsi que plus de 20000 bléssés.
Ce sont des bikers amoureux des vieux scooters, qu'ils bricolent selon leurs gouts et leurs envies. Il y a les UNDERGROUND SCOOTERS de Jakarta, les SIM-C, le MATAR SCOOTER CLUB, les TEAM SAKIT,et les REALINO TAI KEBA et les V.A.C de Java qui ont fait plus de 200 km pour rejoindre le reste du groupe. Le ralliement commence dans un squat d'artistes dans la banlieue de yoghakarta.
Tous sont là pour aider les habitants des villages en difficultés suite au tremblement de terre. Dans leurs sacs ont trouve du riz, des vêtement , des nouilles et de l'eau. « Les gens ne nous aiment pas, ils pensent que nous sommes des voyous et des voleurs, nous si on fait cela, c'est pour leurs montrer qu'on est des gens bien et en plus on s' est trop bien ce que veut dire : dormir dehors et n'avoir pas de maison alors... »
Parmi les 200 bikers qui se sont mobilisés, il y a Budi que l'on surnomme Bendo (ça veut dire mouton), et Denny que l'on surnomme Bondong (ce qui veut dire nombril), Azi que l'on surnomme Koplo (ce qui veut dire le drogué) Dans cette horde pas si sauvage malgré les apparences, tous les ages sont représentés ou presque, le doyen a 45 ans et le plus jeune 20. Tous vivent de petits boulots et certains (passion oblige) travaillent dans des garages.
Contrairement à leurs cousins bikers occidentaux, ils ne boivent pas car il est impossible d'acheter de l'alcool en Indonésie. Ils ne fument pas de drogue non plus car ici, c' est la prison à vie. Ils passent donc leurs temps à fumer des cigarettes roulées et à bricoler leurs scooters.
Sous leurs airs, méchants et durs, ce sont de simples paumés, un peu anarchistes, surtout anticonformistes, qui pour certains arborent la croix gammée, tout en détestant les nazis et ce qu'ils représentent mais comme symboles de forces et de puissances.
Finalement la troupe se met en route à 6H30 du matin, pour une distribution de colis dans les villages reculés de la province ou l'aide humanitaire ou médicale a du mal à arriver. Les vivres et les vêtements sont installés sur les scooters et les side cars, improbables de cette troupe surréaliste. Le tout est attaché tant bien que mal avec les moyens du bord, de la ficelle et des bouts de fers.
En route pour une chevauché de plus de 30 kilomètres dans un village du nom de Gantiwarno situé au milieu de rizière. Après plus de deux heures pour faire 30 km, du faite des difficultés de sortir de la ville et les pannes à répétition de uns et des autres qu'il faut réparer, ou plutôt bricoler. La troupe arrive finalement dans un village ou toutes les maisons sont détruites. Tous sont reçus par le chef du village que chacun ira saluer par une poignée de main, puis les plus gros paquets lui seront remis afin qu'il puisse les redistribuer équitablement. Les bikers s'en chargeront des plus petits pour le plaisirs de faire des gestes fraternels. Après le déchargement , ils repartiront comme ils sont venus , sans rien demander, libre, de continuer leurs routes.