Reportage photos réalisé à Gaza, en Cisjordanie et en Israel.
Intifada signifiant soulèvement. Employé à plusieurs reprises au Liban mais également au Maroc ou en Irak pour désigner une révolte contre un régime oppresseur ou un ennemi étranger, elle désigne également deux forts mouvements d'opposition populaire contre l'armée israélienne présente dans les territoires occupés et dans certaines zones théoriquement dévolues à l'Autorité palestinienne (bande de Gaza et la Cisjordanie). C'est un fait majeur au sein du conflit israélo-palestinien.
La première Intifada , appelée guerre des pierres, a débuté le 9 décembre 1987 . La Seconde Intifada palestinienne, également appelée Intifada « Al-Aqsa », commence le 29 septembre 2000, au lendemain de la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des Mosquées/Mont du Temple à Jérusalem.
Le cycle infernal attentats palestiniens-représailles israéliennes-nouvel attentat...
Entre le début de l'Intifada et fin août 2002, 2 336 personnes ont été tuées, dont 1 726 Palestiniens et 610 Israéliens. le processus de négociation ruiné...
161 000 femmes et hommes sont aujourd’hui incorporés dans l'armée israelienne et quelques 425 000 réservistes restent mobilisables sous 72 heures, soit au total près de 600 000 individus, plus de 10 % de la population du pays.
Le Fatah et le Hamas
Ce sont deux organisations qui ont des origines très différentes.
Le Fatah est un mouvement de libération nationale qui est apparu à la fin des années 1950 et au début des années 1960, et qui, au fil des ans, est devenu la principale force du nationalisme palestinien.
Le Hamas est un mouvement de Frères musulmans qui a pour mot d'ordre principal la prédication active d'une certaine lecture de l'islam.
Depuis le 12 septembre 2005, la Bande de Gaza n’abrite plus aucun civil israélien. Applaudi par toutes les chancelleries et plusieurs capitales arabes, l’Etat hébreu a évacué 8500 de ses citoyens répartis dans les 21 colonies que comptait ce territoire.
Plus des 2/3 des colons (68%) obéirent à une décision démocratique de retrait et seule une minorité des plus restreintes (6%) s'opposa à un tel ordre.
2 % seulement résisteraient par tous les moyens.
La majorité absolue des colons (59%) privilégia l'indemnisation pour solution.
Trois groupes se créent:
- Ceux qui ont accepté l'enveloppe de l'état mais refusent d'être relogé dans dans des petits préfabriqués. Certains vivent depuis 3 mois dans des hotels à Jérusalem en attendant des concéssions du gouvernement.
- Ceux qui ont accepté l'enveloppe et les aides du ministère du logement...
- Ceux qui ont refusé toutes aides de l'état et qui vivent éparpillés en Israel dans des tentes et caravanes.
Famille Mashil Ker
Famille composée de cinq garcons de un an et huit ans. Cette famille résident depuis trois mois à l'hôtel, et devra encore patienter trois mois avant que lui soit attribuée un nouveau lieu de résidence, des caravillotes (maisons préfabriquées loué par l'état israelien)
Cette famille vient de l'implantation de Névé Dékalim dans la bande de Gaza. Me Mashil Ker est éducatrice et prend d'autant plus conscience que cette situation provisoire pèsera lourd sur la scolaritée de ses enfants, difficultées d'insertion, peur de l'avenir.
Famille Cohen
Cette famille vivait de l'implantation de Névé Dékalim.
Le père, né en Israel est un ancien menuisier. Sa femme est Francaise ont cinq enfants. Cette famille vit à l'hôtel depuis maintenant trois mois et attendent avec beaucoup de philosophie leur avenir incertain, malgrés tout ilsne désespèrent pas retrouver un village communautaire pour s'y installer.
Ils ont l'impression d'avoir été utilisé, instrumentalisé par la politique d'Ariel Sharon.
Famille Nissim
Cette famille de sept enfants, de un an à vingt ans, habitaient dans l'implantation de Névé Dékalim dans la bande de Gaza.
Le père a un master d'économie, sa femme se consacre à l'éducation de ses enfants.
Ils sont dans cette hôtel depuis 3 mois, et n'ont plus de vie privée.
Leurs enfants sont désorientés, ils avaient l'habitude de vivre en pleine air et sans télévision. Au prochaine éléction législative, Mr Nissim est décidé, soit à s'absentir, soit à voter pour la gauche de la gauche (parti Merets) car dit il la gauche au moin, ne trahit pas sa ligne idéologique à l'opposé du gouvernement de Sharon.
Famille Yehoshoua Kaldei
Famille française, vivant en Israel depuis 1992 anciennement dans l'implantation de Névé Dékalim dans la bande de Gaza. Ancien pompier à Nice puis agriculteur, et exportateur en Europe de production casher et écologique. Yehoshoua Kaldei fut employé et formé par l' armée israelienne pour la sécurité de l'implantation et pour la lutte contre le terrorisme, lors du début de la seconde intifada. Ils sont maintenant dans une nouvelle ville qui se nomme Nitsan, ville faite de maison en dur que l'on appelle caravillotes donné par le ministère du logement.
Malgrés tout, Yehoshoua Kaldei assène qu'il conserve la force de l'ésperance, lui et sa famille doivent redémarrer une nouvelle vie, aprés avoir tout abandonner.
A quinze kilometres d'Ashkélon vivent sous des tentes et des caravanes en préfabriquées plus de cinquantes familles, ce qui fait trois cent personnes.
Ce petit village se nomme:" le village de la foi".
Beaucoup viennent de différentes implantations de la bande de Gaza suite au démantèlement. La majorité de ces personnes vivent sans eaux et sans toilettes. La totalité des familles ultra othodoxes est regroupée dans un hangar, ouvert aux quatres vents, en trois mois, ils ont déja reconstruit huit classes, quatres pour les filles et idem pour les garcons allant de la maternelle au CM2 .
Ces anciens colons ont refusé les idemnitées de l'état soit 9000 euros et les maisons en préfabriquées. Ils se remettent à dieu et ne reconnaissent plus le gouvernement israelien.
Reportage photos réalisé au Liban.
Dans le quartier sud de Beyrouth, des familles n'ont pas oublié les blessures reçues durant plusieurs années et, l'ultime coup porté à ce quartier le 18 septembre 1982 lors des massacres, qui ont touché les camps de Sabra et Chatila.
Poser avec la photo de son fils martyr reste la marque la plus expressive de ces familles pour exprimer leur chagrin, (et la moindre pose extirpe toujours une larme).
Parmi les jeunes générations le souvenir d'un frère ou d'un proche mort, ne risque pas de s'éteindre car Chatila garde le même visage 27 ans après.